Pleine conscience société

C’est vraiment trop injuste…

Si vous connaissez dans votre entourage quelqu’un qui râle tout le temps, passe son temps à se plaindre, à faire des reproches, à être de mauvaise humeur, à pester contre le mauvais sort alors qu’il interprète mal les faits, bref un insatisfait chronique… alors vous connaissez quelqu’un qui souffre de ce qu’on appelle le syndrome de Caliméro.

« Pauvre de lui… » ou plutôt « Pauvre de vous!! », car le plus à plaindre n’est pas forcément celui qu’on croit…

En effet, une personne qui souffre du syndrome de Caliméro ne peut vivre autrement qu’à travers ses souffrances et exige de son entourage une attention et un réconfort permanent, opération d’autant plus difficile à mener que le Caliméro semble fermé à toute vision différente de la vie qu’est la sienne à savoir : « Je vis dans un monde où rien ne va, où tout est fait pour me pourrir la vie. »

Et pourtant, si le Caliméro ne cesse de se plaindre, c’est bien pour que l’on s’intéresse à lui, qu’on le plaigne encore et toujours plus et qu’on le conforte dans ses convictions. Pas facile à vivre au quotidien, que ce soit pour le Caliméro ou pour son entourage…

Mais comment s’en sortir alors?

Il y a forcément une explication à chercher dans les souffrances, les injustices passées qu’a subies le Caliméro. Et pour les déceler et les extérioriser, une consultation thérapeutique s’impose. En attendant, on peut tenter d’éloigner le Caliméro du chantage affectif dont il fait preuve, en usant de psychologie positive, et en attirant son attention sur les réussites, les belles expériences, qui ponctuent ou qui ont ponctué sa vie jusqu’alors. La vie est parfois rude avec nous, mais malgré tout, elle est ponctuée de petits bonheurs qui nous donnent le goût de vivre et surtout nous rappellent que parfois nous nous plaignons plus d’aise que d’inconfort véritable.

Je pense aussi que se plaindre tout le temps est très certainement un phénomène de notre temps et de notre société, qui, habituée à avoir tout tout de suite, ne supporte plus la moindre contrariété, ne tolère plus aucune impatience.

Le risque pour le Caliméro, c’est que son entourage ne le supporte plus et lui tourne le dos. C’est une fois seul, qu’il se rend compte alors du caractère infondé de ses plaintes intempestives, mais il est alors trop tard…

Il y a forcément un travail d’introspection à mener chez le Caliméro mais ouvrir les yeux sur une réalité souvent moins noire qu’il n’y paraît, l’observer et la savourer en pleine conscience devrait déjà l’amener à changer de devise, à passer du « C’est vraiment trop injuste! » au « C’est vrai que la vie est belle quand même! ».

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